Elles ressemblaient à de grosses pommes de pin ou à des cocons, recouvertes d’épaisses écailles brunes. Je me suis approchée, mais je n’ai pas osé les toucher : elles semblaient si vivantes. Ma première pensée a été qu’il s’agissait de sortes de serpents enroulés. Puis, j’ai pensé à des tortues sans carapace, voire à quelque chose d’extraterrestre.
J’étais sur le point d’appeler un voisin pour qu’il vienne voir, quand soudain l’une des « boules » a tremblé.

J’ai reculé d’un bond, le cœur serré. Et c’est là que j’ai compris ce que c’était… J’ai partagé les détails dans le premier commentaire Les deux boules se sont lentement mises à tourner. De l’intérieur, un visage aux petits yeux et au long nez est apparu.
Je suis restée là, incapable de bouger. C’étaient des pangolins : vivants, rares, recouverts d’une carapace brillante, comme venus d’un autre monde.
L’un a prudemment tendu la langue vers une fourmilière, l’autre s’est mis à chercher quelque chose sous les feuilles. Ils se déplaçaient avec une telle grâce et un tel calme, comme s’ils savaient qu’ils n’avaient rien à craindre.

Quelques minutes plus tard, ils se roulèrent tous deux en boule et s’immobilisèrent, figés comme des statuettes.
Je restai là longtemps, à les observer, réalisant que j’avais été témoin par hasard d’un spectacle incroyable : deux des créatures les plus rares de la planète se cachaient dans mon jardin.
De vrais pangolins, vivants et parmi les plus rares mammifères, recouverts d’écailles cornées et résistantes comme une armure. Ils ne sont pas dangereux, ils ne mordent ni n’attaquent.

Lorsqu’ils se sentent menacés, ils se roulent simplement en boule, se protégeant complètement. Ces créatures, souvent appelées fourmiliers écailleux, se nourrissent de fourmis et de termites, contribuant ainsi à l’équilibre de la nature.
Le seul danger que représentent les pangolins est pour eux-mêmes : les humains les braconnent pour leurs écailles et leur viande.
Je les regardai s’éloigner lentement derrière la clôture, ne laissant derrière eux que le léger bruissement de l’herbe.

