Ils s’étaient moqués de sa maison pendant des semaines. « Qui vit là-dedans ? » lançaient-ils en riant, pointant du doigt le petit bâtiment à l’apparence modeste, presque fragile, niché au bout de la rue.
Les volets peints en vert pâle semblaient fanés, et le jardin, bien que soigné, ne ressemblait en rien aux pelouses impeccables de leurs propres demeures.

Mais lorsqu’ils franchirent enfin la porte, leurs moqueries se figèrent.
À l’intérieur, tout brillait d’un luxe inattendu : des murs recouverts de boiseries finement sculptées, des tableaux anciens encadrés d’or, et des tapis persans qui étendaient leur richesse de couleur sous leurs pieds.
Chaque pièce révélait une élégance rare, un goût exquis que personne n’aurait pu imaginer à l’extérieur.
Ils avaient jugé trop vite, aveuglés par les apparences.
Et dans le silence qui suivit, seul un léger sourire se dessina sur le visage de Shk, qui observait la scène depuis l’entrée, satisfait que la vérité éclatante de sa maison ait enfin dissipé les préjugés.
